(Vol. 12, No.1)
ISSN: 1067-151X
© 2004 American Academy of Orthopaedic Surgeons
Avancées thérapeutiques et diagnostiques: Scanner multibarrettes
Le MDCT est un puissant outil d'imagerie dont les performances continuent de s'accroître avec le nombre de détecteurs et avec les techniques du traitement des informations. Sa vitesse et l'étendue croissante du volume traité le rendent idéal dans l'évaluation des polytraumatisés. Une qualité d'image sans précédent, même en présence d'implants métalliques ou de systèmes de fixation, font du MDCT un outil idéal pour étudier de multiples anomalies du squelette, des parties molles et du cartilage.
Persectives en orthopédie moderne :Echoghaphie des ruptures de coiffe : compétences diagnostiques
L'échographie dynamique de l'épaule est une technique précise et non-invasive d'exploration de la coiffe des rotateurs. Elle complète l'examen clinique, directement en salle de consultation, des patients qui présentent un tableau de pathologie de coiffe des rotateurs. Le faible coût, la commodité et les faibles risques de cet examen d'imagerie font de l'échographie dynamique un excellent moyen d'exploration des tendons du biceps, du subscapularis, de l'infraspinatus, du teres minor, et du supraspinatus. L'échographie en consultation permet aussi l'éducation du patient et l'explication des choix thérapeutiques.
Les fractures fémorales autour des prothèses de genou.
Les fractures fémorales péri-prothétiques au-dessus des prothèses totales de genou sont traitées par différentes méthodes incluant principalement des réductions à ciel ouvert avec ostéosynthèse, la fixation externe ou une prothèse de révision. Comme aucune de ces méthodes n'a fait la preuve de sa supériorité pour toutes ces fractures, il est important de comprendre quelles options thérapeutiques sont appropriées pour chaque type de fracture. Une première classification était centrée sur le déplacement comme critère majeur pour un traitement chirurgical ou non chirurgical. Quoi qu'il en soit les récentes techniques et les implants actuels ont fait préférer le traitement chirurgical pour la plupart des fractures péri-prothétiques. Une classification basée sur la localisation de la fracture peut aider dans un traitement semblable. Généralement le clou intra-médullaire est préféré pour les fractures proximales, le dispositif lame-plaque pour les fractures ayant le composant pour origine et les prothèses de révision pour les fractures très distales ou avec descellement.
L’exercice physique.
Bien que de nombreuses études suggèrent que l'exercice physique fourni divers bienfaits sur la santé, les caractéristiques de l'effort!physique (ie, fréquence, intensité, durée, type) restent à être clairement définies. La recherche englobe plusieurs domaines allant de l'activité de la vie quotidienne à la performance des athlètes de haut niveau. Pour prescrire correctement un entraînement, un médecin doit avoir un minimum de connaissance des éléments de la physiologie de l'effort, du métabolisme énergétique aussi bien que des réponses cardiovasculaires respiratoires et musculaires à l'effort!et à l'entraînement. Aussi, l'intégration de programmes spécifiques ou adéquats pour le renforcement musculaire avec la voie aérobie est importante pour obtenir des résultats optimum avec les muscles striés comme dans l'arthrose et l'ostéoporose.
Prise en charge des pertes de substance osseuse post-traumatiques.
Le traitement des pertes de substance osseuse post-traumatiques est difficile, ses résultats parfois décevants. C'est pourquoi historiquement l'amputation a été un traitement de choix. L'autogreffe massive cortico-spongieuse a été la principale alternative à l'amputation. Ainsi l'amputation de première intention ou l'utilisation de la fibula comme greffe ont été utilisées dans le sauvetage des membres. Plus récemment la consolidation en distraction a été suggérée comme la technique de choix dans les pertes de substance de 2 à 10 centimètres mais le traitement est long et les retards de consolidation fréquents. Le transfert d'os libre vascularisé a été suggéré comme la technique de choix pour les défects de 5 à 12 centimètres mais l'hypertrophie de la greffe est inconstante et les fractures à long terme fréquentes. Les substituts osseux sont en cours de développement, mais ils n'ont pas encore prouvé leur efficacité clinique dans les pertes de substances post-traumatiques. Toutes ces techniques ont montré un succès limité avec un taux de complications fréquent.
Traitements chirurgicaux des syndactylies congénitales de la main.
La syndactylie est une malformation congénitale de la main plus fréquente chez les sujets de sexe masculin, bilatéral chez 50 % des patients, et souvent associée à d'autres malformations de l'appareil locomoteur ou à des maladies systémiques. Le but du traitement de la syndactylie est de créer une main fonctionnelle avec le moins de chirurgie possible et le moins de complication possible. Pour une syndactylie simple, le traitement chirurgical peut être commencé dès le 6 e mois bien que de nombreux chirurgiens préfèrent que l'enfant soit âgé de 18 mois. Des situations particulières, comme une syndactylie complexe et des atteintes multiples, autorisent une prise en charge chirurgicale avant le 6e mois. La reconstruction de la commissure est techniquement le défi le plus important de l'intervention suivie par la séparation des doigts. La greffe de peau totale est le plus souvent nécessaire pour recouvrir les tissus. Les syndactylies complexes et les syndactylies associées à d'autres malformations de la main nécessitent une conduite particulière. Après le traitement chirurgical, les patients doivent être examinés régulièrement jusqu'à la fin de la maturation du squelette car des complications tardives peuvent se produire telles que des mains palmées.
Coccygodynies: évaluation et prise en charge.
La coccygodynie est une douleur de la région du coccyx. Dans la plupart des cas, une mobilité anormale est vue avec des radiographies dynamiques ou en position assise, même si la cause reste inconnue chez d'autres patients. La tomodensitométrie ossseuse et l'imagerie par résonance magnétique peuvent montrer une inflammation ou un œdème, mais aucune technique n'est aussi sûre que les radiographies dynamiques. Le traitement pour les patients présentant des douleurs sévères peut débuter par une injection locale d'anesthésiques et de cortico-stéroïdes dans le segment douloureux. Le massage coccygien et le stretching du muscle élévateur de l'anus peuvent aider. L'ablation du coccyx est réalisée uniquement après échec du traitement médical, ce qui est rare. Cette intervention peut être un succès chez des patients bien sélectionnés, avec les meilleurs résultats chez des patients dont la mobilité anormale du coccyx a été démontrée radiographiquement.
Avançées en thérapeutiques de la médecine nucléaire en orthopédie.
Les produits pharmaceutiques radioactifs ne sont pas seulement utilisés pour aider le diagnostic, mais aussi pour aider au traitement de nombreuses pathologies orthopédiques. Avec le développement des marqueurs osseux spécifiques radioactifs, les effets secondaires du traitement sont minmisés, les effets thérapeutiques sont maintenus, et l'utilisation d'autres modalités thérapeutiques peuvent avoir un effet synergique. Ces nouveaux produits isotopiques, tels le strontium 89 et le samarium 153 – éthylène diamine tétraméthylène phosphate, ont été utilisés comme traitement palliatif pour des patients présentant des douleurs osseuses en rapport!avec des métastases. Des réponses cliniques excellentes avec une toxicité hématologique acceptable ont été observés, et les résultats cliniques rivalisent avec ceux d'une radiothérapie externe. La synovectomie isotopique est devenue le traitement de choix de nombreux centres pour traiter une hémarthrose récurrente et une synovite chronique chez des patients dont l'hémophilie est mal contrôlée par le traitement médical. La synovectomie isotopique est une option intéressante pour traiter une synovite chronique secondaire à des arthropathies inflammatoires, en particulier dans les polyarthrites rhumatoïdes.
Translated by Christophe H. Hulet, MD, Jean Jarriges, MD, Bruno Locker, MD, Daniel Schiltz, MD, and Professeur Claude C. Vielpeau, MD.