January/February 2005 Article Abstracts in French

(Vol. 13, No.1)

ISSN: 1067-151X

© 2005 American Academy of Orthopaedic Surgeons

Controlled-Release Oxycodone
Alan M. Levine, MD, and Richard K. Burdick, CRNP
Liberation-controlee d’oxydone

Bien qu’il existe, avec l’utilisation de la CR-oxydone, des avantages dans le contrôle de la douleur liée au cancer, les bénéfices sont moins évidents sur le plan ostéo-musculaire. En cas de situation chronique, comme les arthralgies ou dorsalgies, les bénéfices des opiacés de façon chronique, sous forme CR, sont moins évidents. De nombreuses études publiées montrent une efficacité seulement à court terme par rapport au placebo. Avec des études a plus long terme, l’incidence des effets secondaires doit limiter l’utilisation de ces produits. De plus, l’escalade éventuelle des posologies entraîne une augmentation des effets secondaires, et une prédisposition à la dépendance chez les individus avec des facteurs de risque. L’identification des patients ayant une dépendance ou un comportement « instable » est souvent difficile. Les patients atteints d’arthrose ou de lombalgies qui sont sous CR-oxydone ne peuvent recevoir que des faibles posologies pour l’analgésie post-opératoire, en cas d’intervention chirurgicale. Enfin pour le contrôle de la douleur en post-opératoire, la forme CR est utile à court terme avec les anesthésies épidurales. Cependant, dans la plupart des cas, pour la gestion de la douleur post-opératoire, une faible dose d’opiacé peut être aussi efficace, avec moins d’effet secondaire qu’avec l’utilisation d’une forme avec de l’oxydone-acetaminophen.

Percutaneous Treatment of Vertebral Body Pathology
Jeffrey M. Spivak, MD, and Michael G. Johnson, MD
Le traitement percutane de la pathologie du corps vertebral

On utilise fréquemment les injections du corps vertébral en percutané pour stabiliser et renforcer une fracture ou une fragilité osseuse résultant d’une métastase ou d’une ostéoporose sévère. La vertébroplastie tout comme la kyphoplastie peut renforcer la structure d’un corps vertébral et procurer un soulagement des douleurs mais ces procédures ont des différences techniques. La kyphoplastie semble plus efficace lorsque l’intervention est réalisée dans les trois mois qui suivent le début des douleurs fracturaires. A ce jour, on ne sait pas si la vertébroplastie avec réduction par posture avant le geste peut apporter des améliorations identiques sur les déformations. Les complications sont relativement peu fréquentes avec les deux techniques. L’injection de ciment dans le corps vertébral se prête plus à la vertébroplastie qu’à la cyphoplastie. L’injection de ciment est plus fréquente dans le traitement des fractures pathologiques résultant des métastases. Les complications cliniques de l’injection de ciment et les compressions médullaires sont rares. Les indications spécifiques pour ces injections doivent être plus clairement définies. Les résultats à long terme incluant le devenir du matériel injecté et les effets sur les vertèbres adjacentes doivent maintenant être connus.

Removal of Solidly Fixed Implants During Revision Hip and Knee Arthroplasty
Bassam A. Masri, MD, FRCSC, Philip A. Mitchell, FRCS(Tr&Orth), and Clive P. Duncan, MD, FRCSC
L’ablation de composants bien fixés durant les reprises de prothese de genou ou de hanche

L’ablation de composants prothétiques bien fixés durant les reprises de PTH ou de PTG est un geste technique difficile avec parfois des pertes de substance osseuse importantes. Cette perte osseuse peut compromettre la qualité de la réimplantation prothétique. Une planification préopératoire minutieuse est essentielle avant d’entreprendre l’ablation d’un tel implant. Le chirurgien doit déterminer le type et la taille de l’implant et être « familier » avec l’utilisation des ancillaires spéciaux qui peuvent être nécessaire pour son ablation. L’ablation d’un composant fémoral bien fixé dans une prothèse de hanche requiert souvent une trochantérotomie élargie. L’implant le plus difficile à enlever d’une prothèse de genou est un médaillon rotulien sans ciment bien intégré. Le but essentiel lors de l’ablation d’implants solidement fixés est de minimiser les dégâts osseux de la rotule sous-jacente ce qui nécessite un planning rigoureux, et souvent l’utilisation de pièces et de techniques spécifiques.

Volar Fixed-Angle Plating of the Distal Radius
Dean W. Smith, MD, and Mark H. Henry, MD
Plaques antérieures à angle prédéterminé pour le radius distal.

Le traitement des fractures instables du radius distal continue d’évoluer en même temps que le développement des fixations osseuses et la prise en charge des lésions des parties molles. A côté des réductions orthopédiques et des embrochages dans les fractures simples, les trois méthodes principales de traitement sont la fixation externe, les plaques postérieures, et les plaques antérieures à angle fixé. Les avantages spécifiques de cette dernière comportent un angle fixé stable permettant une récupération précoce active du poignet, une réduction directe de la fracture, et peu de complications au niveau des parties molles et des tendons. Ce type de plaque évite donc les complications souvent associées à la fixation externe et aux plaques postérieures. Les données biomécaniques indiquent que lorsque les plaques sont contraintes jusqu’à la rupture, les plaques antérieures à angle prédeterminé ont des avantages significatifs en termes de résistance par rapport aux plaques postérieures. Elles ont des avantages chez les patients ostéopéniques, pour les fractures comminutives à haute énergie, et pour les pseudarthroses nécessitant une ostéotomie.

Injectable Corticosteroids in Modern Practice
Brian J. Cole, MD, MBA, and H. Ralph Schumacher, Jr, MD
La pratique moderne des corticoides injectables

Depuis longtemps, nous utilisons les solutions cristallines de corticoïdes injectables au long cours pour traiter les infections des articulations et des tissus mous ; ils diminuent l’inflammation en réduisant la concentration des cellules inflammatoires et des médiateurs de l’inflammation. La formule des dépôts varie selon leur caractéristique. Les substances les moins solubles ont une durée d’action plus longue, mais peuvent être à l’origine d’atrophie lorsqu’on les utilise sur les tissus mous. On utilise le plus souvent les corticoïdes en intra-articulaire dans le traitement de l’arthrose et des arthropathies inflammatoires : les méta analyses ont démontré leur innocuité et leur efficacité en diminuant la douleur et les symptômes.Ils sont efficaces lors d’utilisation à répétition (tous les trois mois) pendant plus de deux ans, et aucun pincement articulaire n’as été retrouvé à terme. On dispose de peu d’essais cliniques sur l’utilisation des corticoïdes en injection extra-articulaire, mais il existe une efficacité certaine sur diverses affections des tissus mous. La qualité des injections est un élément déterminant. L’œdème après injection, le flush facial, et l’atrophie de la peau et des parties molles sont les effets indésirables les plus fréquents. Les complications systémiques des corticoïdes injectables sont rares.

Physeal Bridge Resection
Khalid I. Khoshhal, FRCS Edin, ABOS, and Gerhard N. Kiefer, MD, FRCSC
La résection du pont métaphysaire.

L’arrêt de la croissance, secondaire à un pont sur le cartilage de croissance est une complication peu courante mais bien connue des fractures métaphysaires et d’autres lésions. Ces fusions épiphysaires peuvent provoquer une perturbation de la croissance longitudinale ou angulaire, dont la progression dépend du potentiel métaphysaire de croissance. La résection du pont métaphysaire et l’insertion en interposition de matériel libère l’effet du pont. La résection du pont épiphysaire est devenue une option thérapeutique acceptable pour les patients qui ont une déformation existante ou en cours de développement avec au moins deux ans d’évolution ou deux centimètres de croissance résiduels. Les recherches expérimentales actuelles sont focalisées sur l’utilisation de thérapies géniques et d’autres facteurs qui stimulent la prolifération des chondrocytes pour aider la croissance. L’utilisation de cartilage et de culture de chondrocytes comme matériel d’interposition après une résection de pont métaphysaire est une voie de recherche en développement.

Pectoralis Major Muscle Injuries: Evaluation and Management
Julio Petilon, MD, Donald R. Carr, MD, Jon K. Sekiya, MD, and Daniel V. Unger, MD
Les lésions du muscle grand pectoral (pecoralis major) évaluation et prise en charge

Les lésions du muscle grand pectoral sont des atteintes rares qui arrivent souvent pendant le port de charge, particulièrement lors de la réalisation d’exercice de presse de type développé- couché. Les ruptures complètes sont le plus souvent des avulsions sur ou près de l’insertion humérale. Les ruptures à la jonction myo-tendineuse et intramusculaire sont habituellement entraînées par un traumatisme direct. Le patient peut entendre un craquement au moment du traumatisme et rapporter une douleur, une faiblesse, un gonflement, ou une déformation. L’examen clinique peut retrouver des ecchymoses, un moignon musculaire palpable, une disparition du sillon axillaire et une faiblesse lors des mouvements de l’épaule en adduction et rotation interne. Un interrogatoire et un examen clinique détaillé peut-être renforcé par une étude radiologique incluant l’IRM sont utiles au diagnostic. Les traitements conservateurs sont maintenant recommandés pour les personnes âgées, sédentaires, ou pour les lésions musculaires proximales. La chirurgie qu’elle soit précoce ou tardive donne constamment des résultats supérieurs en comparaison à la prise en charge non chirurgicale. En conclusion, un diagnostic rapide et une intervention précoce donnent de bons résultats.

Occupational Radiation Exposure to the Surgeon
Gordon Singer, MD, MS
Exposition aux radiations du chirurgien dans sa pratique profesionnelle

L’augmentation de l’utilisation de la fluoroscopie per-opératoire expose le chirurgien à des doses de radiations conséquentes. La dose annuelle d’exposition du publique aux radiations ionisantes est de 360 mrems, ce qui correspond à 300 mrems de radiation du sol et 60 mrem provenant des radio-diagnostiques. Une radiographie pulmonaire expose le patient à 25 mrems et une radiographie de hanche à 500 mrems. Un amplificateur de brillance avec un bras en forme de C normale expose le patient à approximativement 1200 à 1400 mrems par minute. La dose limite annuelle de radiation recommandée est de 5000 mrem pour le torse et de 50000 mrems pour les mains. L’exposition des mains peut être plus importante que les estimations précédentes, même pour le mini « C arm ». Une diminution substantielle de l’exposition aux radiations peut être réalisée par une réduction du temps d’exposition, une augmentation de la distance par rapport à la source émettrice, une augmentation de la protection avec tablier, protège thyroïde, gants et lunettes ; un faisceau orienté ; l’utilisation de l’option faible dose ; en inversant le C arm ; et par un contrôle chirurgical du C arm.

The Biology of Bone Grafting Safdar N. Khan, MD, Frank P. Cammisa, Jr, MD, Harvinder S. Sandhu, MD, Ashish D. Diwan, MD, PhD, Federico P. Girardi, MD, and Joseph M. Lane, MD
La biologie de la greffe osseuse

De nombreuses techniques sont utilisées pour réparer les défects osseux en chirurgie orthopédique, et la greffe osseuse intervient dans presque toutes ces procédures. Le type de greffe osseuse dépend du tableau clinique et du pronostique escompté après l’intervention. La greffe autologue avec ses vertus d’ostéogenèse, d’ostéo-induction et d’ostéo-conduction reste le gold-standard de la greffe osseuse. Toutefois la forte morbidité de la prise de greffe pousse au développement d’autres sources de greffe. Les applications cliniques de chaque type de greffe sont dictées par la structure et les propriétés biomécaniques de chaque transplant. Une cascade subtile de réactions cellulaires et moléculaires survient après l’implantation du tissu greffé. L’incorporation de la greffe qu’elle soit autologue ou allogénique dépend de nombreux facteurs : le type de greffe (autogreffe versus allogreffe, vascularisée versus non vascularisée), du site de transplantation , de la qualité de l’os transplanté et de celle de l’os receveur, de la préparation du site receveur, des techniques de conservation utilisées , de l’existence de maladies systémiques ou locale, et des propriétés mécaniques de la greffe.

Translated by Christophe H. Hulet, MD, Jean Jarriges, MD, Bruno Locker, MD, Daniel Schiltz, MD, and Professeur Claude C. Vielpeau, MD.



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