November/December 1999 Article Abstracts in French

(Vol. 7, No. 6)
ISSN: 1067-151X
© 1999 American Academy of Orthopaedic Surgeons

Perspectives on Modern Orthopaedics: Femoral Preparation in Cemented Total Hip Arthroplasty: Reaming or Broaching?

Christopher W. DiGiovanni, MD, Kevin L. Garvin, MD, and Paul M. Pellicci, MD

La préparation fémorale dans les prothèses totales de hanche cimentées : utilisation d'alésoirs ou de râpes ?

Les techniques chirurgicales continuent d'être affinées pour améliorer les résultats du scellement primaire des prothèses totales de hanche. Bien qu'il y ait eu beaucoup de recherches sur les interfaces ciment-prothèse ainsi que le dessin des implants, il y a eu peu de travaux spécifiques sur la façon d'optimiser la préparation osseuse du composant fémoral. Sur la base des données scientifiques disponibles, il apparaît que l'utilisation unique de la râpe a plusieurs avantages potentiels par rapport à l'utilisation traditionnelle de la râpe et de l'alésoir. La préparation à la râpe est habituellement plus rapide laissant un stock osseux plus important et peut améliorer à la fois la micro-fixation et la macro-fixation. De plus, l'excès osseux résultant de la préparation à la râpe sans alésage ne semble pas compromettre la fixation à l'interface os-ciment. De telles différences peuvent devenir encore plus importantes quand nos indications de prothèses totales de hanche cimentées s'élargissent pour inclure des patients de plus en plus jeunes et actifs chez lesquels l'éventualité d'une reprise est probable. Dans la plupart des cas, le alésage est probablement néfaste, bien qu'il peut être avantageux quand il est utilisé pour agrandir le canal fémoral, pour prévenir le positionnement en varus de la tige fémorale et pour gérer la présence d'une déformation scléreuse de l'os dû à une pathologie préexistante ou la présence de matériel d'ostéosynthèse. Sans prendre en compte la méthode choisie, un bon nettoyage de la surface osseuse et une bonne pénétration du ciment reste essentielle. D'autres études comparant la préparation fémorale par fraisage et méthode sans fraisage, sont nécessaires pour résoudre cette question controversée.

Suprascapular Neuropathy

Anthony A. Romeo, MD, D. Daniel Rotenberg, MD, and Bernard R. Bach, Jr, MD

La neuropathie suprascapulaire

La neuropathie suprascapulaire est une cause peu fréquente de douleur et faiblesse de l'épaule, elle peut de ce fait être oubliée parmi les facteurs étiologiques. Le nerf suprascapulaire est vulnérable à la compression dans le défilé suprascapular ainsi que dans l'échancrure "spinoglénoïdal". Une lésion de traction au niveau du ligament scapulaire transverse ou du ligament spinoglénoïdal, un traumatisme direct du nerf constituent d'autres causes de neuropathies suprascapulaires. Les sports impliquant un mouvement au dessus de la tête (mouvement d'armé) comme le tennis, la natation, le fait de soulever un poids, peuvent entraîner une lésion de traction sur le nerf à l'origine de la neuropathie. Le diagnostic positif est basé sur l'examen clinique et les résultats anormaux des tests électrodiagnostics après exclusion des autres causes de douleurs et faiblesse de l'épaule. L'imagerie par résonance magnétique peut retrouver une lésion anatomique du nerf et l'atrophie musculaire. Des adénopathies sont de plus en plus souvent retrouvées à l'origine de la compression du nerf. Lorsqu'on ne retrouve pas de lésion comprimant le nerf, le traitement médical repose sur la physiothérapie et la suppression des activités en causes. En cas d'échec du traitement médical ou en présence d'une lésion compressive, la décompression chirurgicale est licite. Elle permet un soulagement de la douleur mais la récupération de la fonction scapulaire et la restauration de la masse musculaire peuvent être incomplètes.

Surgical Management of Cervical Radiculopathy

Todd J. Albert, MD, and Samuel E. Murrell, MD

Prise en charge chirurgicale des radiculopathies cervicales

Les radiculopathies cervicales se présentent comme des douleurs irradiant au niveau d'un dermatome sensitif. En dépit de l'importance de leur prise en charge non-opératoire, un nombre non négligeable de patients nécessitera une prise en charge chirurgicale. Les indications du traitement chirurgical regroupent les radiculopathies résistantes à plus de 6 semaines de traitement conservateur ou celles développant un déficit moteur progressif, et les déficits moteurs installés d'emblée. Les voies d'abord antérieures et postérieures ont toutes deux données de bons résultats chez des patients correctement sélectionnés. L'abord antérieur avec discectomie et arthrodèse inter-somatique est généralement préféré lorsque s'associe à la radiculopathie une composante de souffrance axiale, lorsque la hernie est centrale, ou lorsqu'il existe un certain degré de cyphose segmentaire. L'abord postérieur avec lamino-foraminotomie est une alternative acceptable en cas de hernie latéralisée avec douleurs prédominantes au membre et chez un sujet à cou court.

Benign Bone Tumors of Childhood

Albert J. Aboulafia, MD, Robert E. Kennon, MD, and James E. Jelinek, MD

Les tumeurs osseuses bénignes chez les enfants

Le diagnostic d'une tumeur osseuse chez un enfant peut être source de grande anxiété pour le jeune patient, ses parents et le médecin assurant la prise en charge. Fort heureusement, la plupart des tumeurs osseuses de l'enfant se révèlent bénignes. Les objectifs du traitement des tumeurs osseuses bénignes de l'enfant comportent la réalisation d'un diagnostic à moindre coût et la réalisation d'un traitement approprié. Bien qu'il existe une grande variété de tumeurs pouvant affecter le squelette immature, bon nombre présentent des caractéristiques cliniques et radiologiques permettant un diagnostic raisonnablement fiable en l'absence de recours à la biopsie. Quoiqu'il en soit, quelques tumeurs bénignes peuvent simuler une tumeur maligne et seront au mieux prise en charge par des équipes spécialisées dans les tumeurs osseuses. Les différentes options thérapeutiques sont en partie liées à la classification résultante de la "Musculoskeletal Tumor Society". Dans certains cas, comme les kystes anévrismaux et les ostéoblastomes, la récidive peut poser des problèmes particuliers. En se familiarisant avec les présentations des tumeurs osseuses de l'enfant les plus fréquentes, le médecin deviendra capable d'alléger les craintes, d'établir les diagnostics et de mettre en place le traitement le plus adéquate dans la plupart des cas .

Degenerative Arthritis of the Knee in Active Patients: Evaluation and Management

Brian J. Cole, MD, and Christopher D. Harner, MD

L'arthrose dégénérative du genou chez les patients actifs : Evaluation et prise en charge

L'histoire naturelle et le traitement de l'arthrose dégénérative du genou chez les patients actifs est un sujet de grand intérêt pour les chirurgiens orthopédistes avec des techniques et des concepts en continuelle évolution. L'ostéo-arthrose est un ensemble d'entités cliniques, allant du simple défect chondral à l'arthrose avérée, résultant d'un défaut biologique et biomécanique du cartilage hyalin. L'évaluation des patients actifs ayant une gonarthrose doit inclure une anamnèse complète comprenant les traitements chirurgicaux antérieurs, le niveau d'activité et les manifestations cliniques. L'examen clinique doit inclure l'évaluation : du morphotype, de l'amplitude articulaire, de l'analyse de la marche et la coexistence de pathologie rachidienne ou des articulations sus- et sous-jacentes. Le diagnostic radiographique est habituellement simple et doit inclure un cliché en "schuss" postéro-antérieur à 45 ° de flexion sur un genou en charge. Les traitements non chirurgicaux comprennent la rééducation, la modification du mode de vie, une genouillère ou autre système de contention, ainsi que les traitements médicamenteux comme les nouveaux chondro-protecteurs oraux ou injectables. Il existe plusieurs options chirurgicales, chacune ayant des indications spécifiques. Le débridement arthroscopique peut amener une diminution nette mais souvent temporaire de l'intensité des symptômes. Les ostéotomies tibiales ou fémorales peuvent souvent maintenir le niveau d'activité des patients et retardent le moment de l'arthroplastie. Les arthroplasties totales ou uni-compartimentales du genou donnent régulièrement de bons résultats sur les symptômes, mais peuvent ne pas permettre un retour au niveau d'activité antérieur. Le choix du traitement doit mettre en balance le résultat fonctionnel et la disparition des symptômes pour les patients actifs.

Fractures of the Base of the First Metacarpal: Current Treatment Options

Adam D. Soyer, DO

Les fractures de la base du premier métacarpien : les options thérapeutiques actuelles

Les fractures du premier métacarpien surviennent le plus souvent à la base. Ces fractures peuvent être classées en fractures intra-articulaires ou extra-articulaires. Les fractures intra-articulaires posent des difficultés thérapeutiques parce qu'elles ont tendance à se déplacer du fait de l'action des forces s'exerçant sur la base du pouce. La connaissance de l'anatomie et de la biomécanique ainsi que la compréhension de la fracture vont aider au choix de la meilleur option thérapeutique pour chaque type de fracture. Le traitement chirurgical est recommandé pour les fractures instables. La restauration anatomique de la fracture de Bennett ou la fracture de Rolando n'est pas nécessaire pour obtenir un bon résultat fonctionnel. Cependant, le défaut de réduction doit être alors de moins d'un millimètre pour réduire le risque d'arthrose radiologique. La réduction et le brochage percutané par broche de Kirschner est en général le traitement des fractures de Bennett. Les fractures de Rolando peuvent être traitées par réduction et fixation à ciel ouvert ou par fixateur externe en fonction de l'importance des fragments. Dans les cas de comminution importante, l'impaction articulaire est une des causes de l'arthrose post-traumatique. Cependant il est difficile de restaurer la surface articulaire dans ce type de fractures. Ainsi le fixateur externe est indiqué quand les fragments sont petits et quand il existe des lésions des tissus mous

Translated by Christophe H. Hulet, MD, Jean Jarriges, MD, Bruno Locker, MD, Daniel Schiltz, MD, and Professeur Claude C. Vielpeau, MD



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