(Vol.11, No.6)
ISSN: 1067-151X
© 2003 American Academy of Orthopaedic Surgeons
Andrew L. Rosen, MD, and Michael Hausman, MD
Imagerie numérique et vidéo: principes et applications
L'imagerie numérique a apporté aux orthopédistes, en association avec de nombreux outils puissants, une multitude d'applications. Actuellement intégrées à de nombreux systèmes médicaux, les images numériques peuvent être utilisées en tant que documents et lors de présentations que ce soit pour le diagnostic ou même pour l'information du patient. L'enseignement a été complètement transformé par l'utilisation des ordinateurs et des vidéo-projecteurs. La compréhension des bases de cette imagerie numérique est importante pour créer les images, les vidéos et les présentations.
Thomas E. Trumble, MD, Peter Salas, MD, Traci Barthel, MD, and Kearny Q. Robert III, MD
La pseudarthrose du scaphoïde évoluée est une des étiologies de l'arthrose du poignet
La pseudarthrose du scaphoïde évoluée est une des étiologies de l'arthrose du poignet (SNAC). Pour minimiser l'incidence de l'arthrose, le but du traitement doit être de consolider la fracture avec le scaphoïde en bonne position. Le scanner et l'IRM peuvent aider pour l'évaluation du collapsus carpien, du collapsus scaphoïdien, de la pseudarthrose du scaphoïde, de la perte osseuse et de la détection d'ostéonécrose. La taille de la pseudarthrose du scaphoïde peut aboutir à une déformation bossue, augmentant les chances d'un futur collapsus et de l'arthrose. Cette déformation due au collapsus peut être abordée ventralement avec l'interposition d'une greffe osseuse avec une fixation interne. Un abord dorsal de la pseudarthrose du pôle proximal permet un accès plus facile pour l'exérèse de l'os nécrosé et permet la mise en place correcte de vis ou de broches. La greffe vascularisée est recommandée pour traiter les pseudarthroses du scaphoïde avec ostéonécrose.
Kenneth J. Noonan, MD, and B. Stephens Richards, MD
Le traitement non chirurgical du pied bot idiopathique.
Parce que les traitements non chirurgicaux ne donnent pas des corrections et des résultats durables, beaucoup d'enfants présentant un pied bot idiopathique sont traités chirurgicalement par libération extensive postéro-médiale et latérale. Cependant la prise en charge chirurgicale est responsable d'une déformation résiduelle, de raideur et de douleurs pour certains enfants. Ainsi les résultats favorables à long terme avec les méthodes de Ponseti et les méthodes françaises, le traitement non chirurgical est intéressant. La méthode de Ponseti repose sur la manipulation et l'immobilisation plâtrée ; la méthode française repose sur la physiothérapie, le bandage et l'immobilisation et sur la mobilisation passive continue. L'évaluation soigneuse de ces techniques et les résultats de ces deux approches augmentent l'utilisation de ce traitement non chirurgical. La fréquence du traitement chirurgical doit diminuer et par la même la morbidité.
James D. Michelson, MD
Les fractures de cheville après un traumatisme en torsion.
Les fractures de la cheville sont parmi les plus fréquentes des lésions osseuses. Un traitement optimal permettra d'obtenir une bonne stabilité de la cheville. Les fractures stables (par exemple les fractures de la malléole externe) sont généralement traitées non chirurgicalement. Les fractures instables (par exemple les fractures bimalléolaires ou équivalent bimalléolaires) sont traitées par réduction à ciel ouvert avec ostéosynthèse interne Les radiographies en stress peuvent aider dans le diagnostic des lésions du ligament deltoïde de la cheville avec œdème, douleur et un diastasis interne radiologique. Les fractures de la malléole postérieure doivent être réduites et stabilisées si elles représentent plus de 30 % de la surface articulaire ou qu'elles restent déplacées après la stabilisation. Les fractures de la cheville avec atteintes de la syndesmodèse présentent une instabilité tibio-péronière qui peut être controlée par une vis de syndesmodèse. Cependant, le choix entre les matériaux métalliques et résorbables, la taille des vis, le nombre de corticales à prendre et les indications d'ablation du matériel restent controversés. Des conditions associées comme le diabète ou un âge avancé ne sont pas des contre-indications aux traitements habituels.
Sean D. Early, MD, Robert M. Kay, MD, and Vernon T. Tolo, MD
Spondylodiscite de l’enfant.
Les spondylodiscites de l'enfant peuvent toucher l'étage thoracique, lombaire ou sacré et atteindre l'enfant quel que soit son âge. La présentation clinique la plus commune est une atteinte lombaire chez un enfant âgé de moins de 5 ans. Il s'agit d'un syndrome clinique dont le diagnostic est porté en fonction des résultats de l'examen clinique, des examens bactériologiques et des radiographies. Les investigations plus invasives doivent être évitées. La présentation clinique est différente en fonction de l'âge. L'enfant peut refuser la station debout ou présenter des douleurs dorsales, des douleurs abdominales, ou être irritables. L'étiologie est liée à une infection bactérienne. Généralement il s'agit d'une infection à staphylococcus aureus. Les symptômes régressent rapidement après 4 à 6 semaines d'antibiothérapie. Bien que non nécessaire, l'immobilisation permet de soulager les symptômes et en cas de lyse osseuse prévient la progression des déformations. La biopsie vertébrale est réservée aux enfants résistants à l'antibiothérapie intraveineuse. Le suivi évolutif doit comprendre des radiographies à 12 et 18 mois pour s'assurer de l'absence d'évolutivité du processus lithique.
Michael Ulrich-Vinther, MD, Michael D. Maloney, MD, Edward M. Schwarz, PhD, Randy Rosier, MD, PhD, and Regis J. O'Keefe, MD, PhD
La biologie du cartilage articulaire
Le cartilage articulaire est un tissu complexe organisé autour du chondrocyte. Il subit des changements métaboliques qui peuvent être dus au vieillissement, à la maladie, ou à des traumatismes. Ces modifications peuvent dépasser les capacités de réparation tissulaire aboutissant à une destruction des surfaces articulaires et au final de l'arthrose. Les chercheurs étudient parallèlement des cellules normales, des cellules pathologiques, et les processus moléculaires tels que le développement d'agents chondro-protecteurs. La recherche actuelle vise à éclaircir les mécanismes par lesquels les agents tels que la glucosamine, la chondroïtine sulfate, l'acide hyaluronique, le thé vert, les glucocorticoïdes, et les anti-inflammatoires non-stéroïdiens peuvent modifier les symptômes et l'évolution de l'arthrose. Sont également étudiés les moyens de stimulation et de réparation du cartilage abîmé tels que les inhibiteurs de metalloprotéinase, la thérapie génique, les facteurs de croissance, les inhibiteurs de cytokines, et les substituts artificiels de cartilage. La culture tissulaire, l'utilisation combinée de matrices artificielles, de cellules et de facteurs de croissance ou la thérapie génique offrent de grandes perspectives pour le traitement des futurs patients.
Les lésions des parties molles des associées aux fractures fermées : évaluation et management
L'évaluation de la sévérité des lésions des parties molles est une composante importante de l'évaluation initiale des patients et conditionne la prise en charge des fractures fermées. La réponse des tissus mous à un traumatisme implique des processus microvasculaires et inflammatoires qui engendrent un état d'hypoxie et d'acidose tissulaire localisée. Des voies d'abord réalisées au sein de ce tissu contus peuvent conduire à une nécrose et une infection profonde. C'est pourquoi, la connaissance de signes prédictifs de cette atteinte tissulaire est le gage du bon traitement des fractures fermées. Plusieurs options thérapeutiques, incluant l'immobilisation, la cryothérapie, la compression, la chirurgie retardée aident à limiter la survenue ultérieure de complications tissulaires et facilitent la guérison rapide avant la chirurgie. Des techniques chirurgicales basées sur une prise en charge optimisée ont permis d'obtenir une diminution du taux de complications liées aux lésions associées des parties molles.
James G. Garrick, MD, and Ralph K. Requa, MPH
Le sport!et la culture physique : les conséquences négatives.
La pratique du sport!et de la culture physique présente des bénéfices pour la santé de l'individu à tout âge comme le combat contre l'obésité et l'ostéoporose en plus de l'amélioration de la santé cardio-vasculaire. Les conséquences négatives des traumatismes musculaires subis durant la pratique sportive pendant l'enfance et l'adolescence peuvent compromettre la fonction plus tard dans la vie, limitant ainsi les déplacements sans douleur et la pratique de la culture physique. De plus en plus, le succès du traitement des traumatismes sportifs autorise pour beaucoup de sportifs la reprise de leur pratique. Toutefois, le traitement précoce est efficace des lésions méniscales ou du ligament croisé antérieur ne minimise pas ou ne prévient de la survenue de développer l'arthrose. Même en l'absence de traumatisme, la pratique intensive sportive ou de culture physique pendant l'enfance et l'adolescence augmente la probabilité de développer de l'arthrose. C'est ironique de constater que le retour à la pratique intense de sport!a été admis comme critère important du succès du traitement. Déjà quelques efforts ont été faits pour documenter les conséquences à long terme de la reprise de la pratique sportive. La connaissance des conséquences à long terme de la pratique intensive de la culture physique ou du sport!permet aux médecins d'aider et d'éclairer les patients pour prendre des décisions sur le type et le niveau de l'activité qu'ils choisissent.
Translated by Christophe H. Hulet, MD, Jean Jarriges, MD, Bruno Locker, MD, Daniel Schiltz, MD, and Professeur Claude C. Vielpeau, MD.