September/October 2001 Article Abstracts in French

(Vol.9, No.5)

ISSN: 1067-151X

© 2001 American Academy of Orthopaedic Surgeons

Bio Absorbable Implants in Orthopaedics: New Developments and Clinical Applications

William J. Ciccone II, MD, Cary Motz, MD, Christian Bentley, MD, and James P. Tasto, MD

Les implants bio résorbables en orthopédie : nouveaux développements et applications cliniques.

L'utilisation d'implants bio résorbables dans les interventions chirurgicales orthopédiques est devenue de plus en plus fréquente. Les nouvelles avancées scientifiques pour les polymère ont fait avancer la production d'implants suffisamment résistants mécaniquement pour ces applications. Les matériaux bio résorbables peuvent être utilisés pour fixer des fractures aussi bien que des tissus mous. Ces implants présentent comme avantage un transfert dégressif et graduel des forces lors de la cicatrisation, l'absence d'ablation ultérieure de matériel et la radiotransparence qui facilite les contrôles radiographiques. Les complications décrites suite à l'utilisation de ces matériaux biorésorbables sont une ostéolyse, des synovites, un tissu hypertrophique d'encapsulation et des ballonnisations des tunnels. Des études futures sont en train de déterminer les applications cliniques appropriées ou les bénéfices sont importants.

Orthopaedics in the Developing World: Present and Future Concerns

John P. Dormans, MD, Richard C. Fisher, MD, and Stephan G. Pill, MS, PT

L'orthopédie dans le pays en voie de développement.

La moitié de la population mondiale n'a pas accès aux soins de première nécessité, et les deux tiers n'ont pas accès à l'Orthopédie. Globalement, le besoin en soins de santé dépassent les ressources disponibles. Ce problème dans les pays en voie de développement est du à un manque de personnel médical formé, un manque de facilités médicales, et dans beaucoup de régions à des difficultés d'accès aux soins déjà existants. Il n'y a pas de données épidémiologiques exactes sur le poids des maladies de l'appareil locomoteur dans ces pays, mais le plus probable, c'est qu'elles croissent. Dans les pays les moins développés et les pays en voie de développement, les problèmes de disponibilité sont liés a des questions fondamentales telles que les infrastructures, les facilités physiques, les équipements, et les personnels formés. Il existe de nombreux moyens par lesquels la communauté orthopédique peut intervenir pour améliorer la situation. L'éducation est la solution la plus efficace pour fournir une solution durable. L'objectifs des organisations seraient de former des acteurs de soins locaux à tous les niveaux, dans leur environnement, pour fournir des soins appropriés et durables afin que les programmes deviennent auto-suffisants et assurent un apport continu en personnel médical compétent.

Posterior Cruciate Ligament Injuries: Evaluation and Management

Andrew J. Cosgarea, MD, and Peter R. Jay, MD

Lesion du Ligament Croise Posterieur : Evaluation et Conduite a Tenir

Les lésions du ligament croisé postérieur sont fréquentes durant la pratique sportive ou lors d'accidents de la voie publique par véhicule motorisé. L'histoire clinique du traumatisme ainsi que l'examen clinique est généralement suffisant pour identifier une lésion du ligament croisé postérieur. Beaucoup d'auteurs préconisent de ne pas opérer les lésions isolées du ligament croisé postérieur. Le traitement initial consiste donc en une immobilisation le genou en extension avec des exercices d'étirement musculaire. La musculation isométrique du quadriceps et la bonne récupération de celui-ci est indispensable pour compenser la subluxation postérieure du tibia et facilite le retour aux activités antérieures au même niveau. Lors de lésion isolée du ligament croisé postérieur, le traitement chirurgical est réservé aux avulsions osseuses et aux lésions symptomatiques chroniques. Le traitement arthroscopique uni tunnel de la reconstruction du ligament croisé postérieur compense modérément la laxité postérieure. La technique par double tunnel et la technique par double abord offrent des avantages théoriques, mais les résultats cliniques n'ont pas encore assez de recul. Quand la rupture du ligament croisé postérieur est associée à des ruptures ligamentaires autres, ces patients nécessitent un traitement chirurgical.

Pediatric Foot Fractures: Evaluation and Treatment

Robert M. Kay, MD, and Chris W. Tang, MD

Fractures du pied chez l'enfant :Evaluation et Traitement.

Les fractures du pied représentent 5 à 8 % de toutes les fractures pédiatriques et environ 7 % des fractures épiphysaires. Une excellente connaissance de l'anatomie du pied de l'enfant est d'une importance capitale lorsque l'on traite ces lésions. En raison des difficultés rencontrées lors de l'examen clinique précis de l'enfant, présentant un traumatisme du pied et de l'interprétation difficile des radiographies du pied immature, une forte suspicion de la fracture facilite le diagnostic précis précoce. Bien que les résultats du traitement des traumatismes pédiatriques du pied soient généralement bons, le danger potentiel du traitement des fractures du LISFRANC, du col et du corps du talus, et des traumatismes par accidents de tondeuse doit être anticipé et éludé si possible.

Primary Osteoarthritis of the Hip: Etiology and Epidemiology

Franklin T. Hoaglund, MD, and Lynne S. Steinbach, MD

L'arthrose primaire de hanche: Èpidémiologie et Ètiologie

L'arthrose primaire de la hanche a une étiologie et une épidémiologie différentes par rapport aux autres causes d'arthropathies de la hanche. L'arthrose de la hanche peut être secondaire à l'ostéonécrose, un traumatisme, une infection, ou une arthrite rhumatoïde. Certaines conditions, telles une dysplasie congénitale de hanche ou une épiphysiolyse de tête fémorale, sont des prédispositions anatomiques, et dans ces cas, le terme d'arthrose secondaire est employé. Quand aucune anomalie anatomique n'est retrouvée ou qu'aucune cause spécifique est identifiée, l'arthrose primitive est le diagnostique d'exclusion. La prévalence de l'arthrose de hanche est de 3 % à 6 % dans la population caucasienne et n'a pas évolué durant les 40 dernières années. Au contraire, les études chez les Asiatiques, les Africains et les Indonésiens montrent une prévalence très faible de l'arthrose de hanche. Les statistiques sur les patients qui ont bénéficié d'une arthroplastie de hanche pour coxarthrose primitive à San Francisco et à Hawai metttent en évidence une absence de cette cause chez les asiatiques et un faible taux chez les africains et les hispaniques. Des études sur des familles en Suède, en Grande-Bretagne et en Amérique du nord montrent une élévation du taux de coxarthrose primaire par rapport à la population générale. Les activités nécessitant le port de charges lourdes, les travaux de la ferme, et le sport de haut niveau sont corrélées avec un taux de coxarthrose plus grand. La faible prévalence de coxarthrose chez les asiatiques et les africains dans leur pays d'origine, la faible incidence de l'arthroplastie pour coxarthrose primitive chez les asiatiques, les africains, les hispaniques vivants en Amérique du nord, et l'association familiale chez les caucasiens suggèrent que des facteurs génétiques peuvent prédisposer à l'apparition de cette maladie.

Axillary Nerve Injury: Diagnosis and Treatment

Scott P. Steinmann, MD, and Elizabeth A. Moran, MD

Les lésions du nerf axillaire : Diagnostic et traitement

Les lésions du nerf axillaire ne sont pas fréquemment diagnostiquées alors qu'elles ne sont pas rares. Les lésions peuvent être liée à un étirement par traction sur l'épaule ou bien survenir lors d'un traumatisme. Le nerf est le plus fréquemment lésé dans la partie proximale de l'espace quadrilatère. Parmi les étiologies non-traumatiques, on retrouve les neuropathies brachiales et le syndrome de l'espace quadrilatère. La grande majorité des patients récupèrent sans traitement chirurgical. L'examen electromyographique de référence ne doit pas être réalisé avant la 4è semaine post-traumatique et l'examen de contrôle doit avoir lieu à la 12è semaine. Si aucune amélioration clinique ou electromyographique n'est notée, le traitement chirurgical s'impose. Les résultats de la réparation chirurgicale sont meilleurs si l'intervention se déroule entre le 3è et le 6è mois après le traumatisme. Les possibilités de traitement chirurgical sont : la neurolyse, la greffe nerveuse et la neurotisation. Les résultats des réparations du nerf axillaire sont meilleurs en comparaison au traitement des autres lésions nerveuses périphériques, ceci étant liés à la composition mono-fasciculaire de ce nerf et à la faible distance entre le lieu de la lésion et la plaque motrice.

Meralgia Paresthetica: Diagnosis and Treatment

Mark G. Grossman, MD, Stephen A. Ducey, MD, Scott S. Nadler, DO, and Andrew S. Levy, MD

La méralgie paresthésique : Diagnostic et traitement

La méralgie paresthésique est un symptôme complexe associant un engourdissement, des paresthésies, et une douleur de la face antérolatérale de la cuisse, résultant d'un syndrome canalaire ou d'un névrome du nerf cutané latéral de la cuisse (NCLC). Le diagnostic différentiel avec les autres affections neurologiques est aisé par l'aspect typique des facteurs déclenchants et le caractère topographique des symptômes. L'étiopathogénie de la maladie est soit idiopathique, soit iatrogénique. Une cause mécanique est généralement à l'origine des formes idiopathiques. Le NCLC peut être l'objet d'une compression sur tout son trajet les lésions les plus fréquentes étant observées à la sortie du pelvis. Les variantes anatomiques du NCLC sont nombreuses, ce qui explique sa grande susceptibilité aux traumatismes locaux. L'amélioration des douleurs et des paresthésies après infiltration locale d'anesthésique est utile pour établir le diagnostic. En cas d'absence d'amélioration, une souffrance neurologique proximale doit être recherchée. La méralgie paresthésique idiopathique ne nécessite généralement pas d'intervention de décompression et disparaît sous anti-inflammatoires non stéroïdiens, et, si besoin, infiltration locale de corticoïdes. En cas d'échec de ce traitement conservateur, une neurolyse chirurgicale doit être envisagée. La méralgie paresthésique peut être observée au décours d'une intervention orthopédique tel un prélèvement de crête iliaque, ou un abord de la partie antérieure du bassin. La position proclive utilisée pour la chirurgie du rachis est également incriminée. Les variantes anatomiques du NCLC expliquent les risques de lésion au niveau de l'épine iliaque antérosupérieure. Bien que le traitement conservateur donne habituellement des résultats satisfaisants, des précautions lors de l'installation opératoire doivent éviter cette complication.

Pneumatic Tourniquets in Extremity Surgery

Abel Wakai, MB, Desmond C. Winter, MD, John T. Street, MB, and Paul H. Redmond, MCh

Utilisation du garrot pneumatique dans la chirurgie des membres

Grâce au garrot, la chirurgie des membres peut être réalisée dans une ambiance moins sanglante, il diminue les pertes sanguines, facilite l'identification des structures vitales et accélère le geste opératoire. Toutefois, le garrot peut induire des troubles liés à l'ischémie et lors de la reperfusion avec potentiellement des conséquences néfastes locales ou systémiques. Les garrots modernes sont fabriqués avec des mécanismes permettant de réguler la pression et de la maintenir constante. L'entretien régulier assure un fonctionnement satisfaisant du système. Les complications du garrot comprenent l'œdème post-opératoire, la sidération musculaire, les déficits neurologiques transitoires par compression, les hématomes collectés avec un risque septique potentiel, les pathologies vasculaires, les nécroses tissulaires, les syndromes de loge. On peut également observer des complications systémiques. L'incidence des complications peut être diminuée par l'utilisation de garrots plus larges, une sélection des patients avant l'intervention et le respect des règles d'utilisation du garrot.

Translated by Christophe H. Hulet, MD, Jean Jarriges, MD, Bruno Locker, MD, Daniel Schiltz, MD, and Professeur Claude C. Vielpeau, MD.



Member/Resident Login | Subscriber/Guest Login